Vos lectures


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Maldoring Iros
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MessageSujet: Vos lectures   Mer 9 Mar 2011 - 16:18

Le sujet incontournable des mordus de littérature. Conseils, débats, critiques sur différentes œuvres, c'est une occasion de découvrir de nouveaux ouvrages.






Maldoring Iros, c'est lui ! (cliquez sur spoiler)
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Et voici notre Mascotte, Bouilli, mon vieux doudou:
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karameltendre
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MessageSujet: Les chevaux du diable de Warren Armstrong    Mer 1 Aoû 2012 - 0:37

Un cadeau de ma grande fille.



La première fois que j'ai lu se livre, j'avais 16 ans, et je l'ai adoré.

Il est asse difficile à trouver en librairie, ou peut être dans les magasins de livres d'occasions comme ça a été le cas pour nous.



Histoire :

FANTÔMES EN MER, publié aux États-Unis en 1961, valut à son auteur, Warren Armstrong, un abondant courrier venu de pays divers, qui relatait maints phénomènes psychiques surnaturels, ainsi que nombre d'invitations à venir visiter et étudier sur place des lieux hantés.

Dans ce nouveau livre, LES CHEVAUX DU DIABLE, Warren Armstrong a réuni un certain nombre de manifestations surnaturelles absolument authentiques, les unes effrayantes ou macabres tandis que les autres exhalent un parfum de romantisme inattendu.

Ancien officier de marine, Warren Armstrong ne fait pas mystère que la vie à bord l'a rendu superstitieux, comme la plupart des gens de mer, mais son esprit positif se refuse à croire, sans analyse critique ou sans raison valable, à la véracité des faits surnaturels qui lui sont rapportés.

Un livre à lire dans la solitude nocturne, dont chacune des pages déclenchera à coup sûr un authentique frisson.




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karameltendre
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MessageSujet: Amytiville et la maison du diable de Jay Anson   Mer 1 Aoû 2012 - 0:40

J'ai comme livre de chevet "Amityville et la maison du diable"
J'aime beaucoup cette histoire et toutes celles qui découlent d'histoires vraies.




Résumé du livre.

Une famille américaine s'installe dans une maison où un crime a eu lieu.
Vingt-huit jours après, elle en est chassée, terrorisée par les manifestations étranges et horribles qu'elle a dû affronter.
Une histoire vraie qui a captivé l'Amérique, le récit détaillé de cette fantastique aventure.

Amityville, la maison du diable

"La maison du diable" comme on l'appelera plus tard, est construite en 1928. De style colonial à trois étages, elle située 112 Ocean Avenue, dans les quartiers aisés d'Amityville (Long Island), non loin de New York.

Les DeFeo (1974)



Avant la tragique nuit oû c'est terminé leurs vies, les DeFeos étaient des gens normaux qui aimaient la vie. Les membres de la famille DeFeo étaient Ronald Sr., Louise, Ronald Jr., Poignez, Allison, Mark et John Matthew. Ronald DeFeo Jr., le seul survivant , a été accusé de six condamnations à perpétuité dans la Prison de Greenhaven. Ils habitaient au 112 Océan Ave. (actuellement, le nom de la rue et l'adresse ont été changé ). Les DeFeos vivaient dans un appartement dans Brooklyn, proche d'où M. DeFeo travaillait. Ils étaient enchantés de leur nouvelle vie depuis qu'ils avaient déménagé à Amityville, surtout pour la maison, car ils avaient maintenant 2 1/2 étages de plus qu'un sous-sol fini. Comme un emblème de leur nouvelle vie, un signe a été ajouté au jardin devant la maison où il est inscris, "HAUTS ESPOIRS" (traduction mot à mot).

Ronald Defoe SeniorRonald DeFeo Sr., fils de Rocco DeFeo, est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession sur l'île Coney, Brooklyn. Il aime beaucoup ses enfants et les a élevé avec conseils et amour. D'après Ronald Jr., M. DeFeo frappait encore Ronald Jr. même s'il était un adulte. Un incident est survenu le jour avant les meurtres : Ronald Sr. et Ronald Jr. ont été vu dans l'embouchure du sous-sol. Ronald Jr. est parti avec une lèvre sanglante. D'après Ronald DeFeo Jr. et une autre famille, Ronald DeFeo Sr. a eut des rapports avec certains amis et parents aux dossiers criminels. En général, Ronald DeFeo Sr. était un bon homme qui aimait sa famille et sa vie. Le jour de son meurtre, M. DeFeo devait aller au travail et porter son fils, Mark, qui avait une blessure de football chez le docteur.

Louise DeFeo est la fille de Michael Brigante. Il n'y a pas beaucoup d'informations au sujet de Mme Defeo dans les livres. Ronald DeFeo Jr. a accusé sa mère d'être infidèle à M. DeFeo, mais il n'y a peu ou aucune preuve qui existe.

Dawn DeFeo a 18 ans lors de son meurtre. D'après Ronald DeFeo Jr., il y avait plusieurs discussions au sujet de la musique qu'elle écoutait. Il paraît que son frère n'aimait pas les musiciens noirs populaires à ce moment-là. D'après Ronald DeFeo Jr., sa soeur l'a aidé à rester sur probation en lui donnant un échantillon de son urine, ce qui a permis à Ronald DeFeo Jr. de réussir ses tests anti-drogues. Dans ce temps-là, Ronald Jr. était un utilisateur occasionnel d'héroïne.

Allison DeFoe D'après ses amis, Allison DeFeo était une fille tranquille. Chaque fois que Ronald DeFeo Jr. élevait la voix dans la maison, elle fermait sa porte de chambre pour bloquer le son des discussions que Ronald Sr. et Ronald Jr. avaient. Elle passait son été dans la picine avec ses amis. Elle était âgée de 13 ans lors de son assasinat.

Mark DeFoe, Il n'y a pas beaucoup d'informations au sujet de Mark DeFeo, à part que le jour de son meurtre, M. DeFeo était supposé emmener Mark chez le docteur pour une blessure au football. Pendant sa saison de football, Mark DeFeo avait eu une blessure sérieuse et lui a exigée l'usage temporaire de béquilles et une chaise roulante. Il mouru à l'âge de 12 ans.

John Matthew DeFoe, John DeFeo avait sept ans lors de son décès. Il a été décrit comme un petit garçon gentil par les amis d'Allison. Le jour avant les meurtres, John DeFeo et son ami se sont assis sur le pas de son sous-sol et ont regardé secrètement Ronald Sr. et Ronald Jr. se disputer. Ronald Jr. est parti avec une lèvre sanglante.

Shaggy était le chien de berger de la famille. Ronald DeFeo Jr. le détestait passionnément et avait comploté plusieurs fois pour le tuer. La seule raison pourquoi il ne l'avait toujours pas fait est parce que son père l'avait prévenu que peu importe ce qui arrivait au chien, cela passerait sur son dos. Pendant les meurtres, Shaggy n'a pas arrèté de japper. Quelques jours après les meurtres, Shaggy a été adopté par un ami de la famille.

Le meurtre

Scène du crime Mercredi 13 Novembre 1974 vers 3 h du matin, Ronald DeFeo Junior finit d'écouter un film appelé Castle Keep. Il prend son fusil 35 mm et assassine son père, sa mère, ses deux frères et deux soeurs pendant qu'ils dorment dans leurs lits. Certains sont tués dans leur sommeil, d'autres auront le temps de se réveiller avant leur assassinat :

* Ronald Senior reçoit 2 balles dans le dos. Entrées par le cou, elles traversent ses reins et sa colonne vertébrale. Le corroner indique que la victime a essayé de se déplacer vers le haut avant de mourir. Il a été vivant de quelques secondes à quelques minutes avant de sucomber à ses blessures.
* Louise reçoit elle aussi 2 balles : une entre et sort par son poignet gauche. La 2ème détruit son poumon, son diaphragme, sa cage thoracique et son foie. Elle se dirige vers la porte et meurt 10 mn après la fusillade.
* Mark et John reçoivent des tirs à bout portant (moins de 2 pouces). Les balles pénétrent le coeur, les poumons, le diaphragme et le foie de chaque victime. La moelle épinière de John est touchée sévèrement.
* Allison est réveillée et a le temps de voir la muselière du pistolet avant qu'elle reçoivent la balle en plein tête. La balle est sortie, a frappé le mur et a rebondi par terre.
* Dawn à reçu une balle à bout portant également (moins de 3 pouces) dans le bas de son cou. La balle est sortie par l'oreille gauche.

La police

La police croit que les voisins n'ont rien entendu car la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son. De plus, le chien DeFeo aboyait bruyamment pendant tout le temps des meurtres.

Les DeFeos croyaient très probablement que Ronald DeFeo Jr regardait encore Castle Keep, une émission particulièrement violente et remplie de tirs bruyants. DeFeo Jr. écoutait la télévision très fort, ce qui pourrait expliquer pourquoi les enfants ne se sont pas réveillés. M. et Mme DeFeo ont été les premiers à être assassinés et les enfants n'avaient aucune raison d'être alarmés parce qu'ils dormaient dans leur maison, dans leurs lits. Les autopsies ont révélé que les DeFeos n'ont pas été drogués au dîner et il a été prouvé que Mme DeFeo et Allison se sont réveillées. Ronald DeFeo Jr. déclarera durant son interrogatoire que Dawn s'était réveillée et lui a demandé quel était le problème. Il lui a dit de se recoucher, se qu'elle a fait, et c'est alors qu'il l'a abbatue. Il est dur de dire si ce qu'il raconte est vrai car il a créé beaucoup de versions différentes des meurtres pendant l'interrogatoire de la police.
Les Lutz (1975-1976)

George et Katty Lutz, Etait-elle vraiment hantée ? C'est ce que se demandent encore les gens. Bien que les propriétaires suivants n'aient pas été gênés par des incidents inhabituels, les Lutz, eux, déménegeront au bout de 28 jours, chassés par des "événements surnaturels", sous forme d'activité poltergeist et d'apparitions démoniaques. S'agissait-il réellement d'une histoire vraie ? Certains affirment aujourd'hui que toute l'affaire n'était qu'un canular, une escroquerie perpétrée par les Lutz pour gagner de l'argent. Ceux qui croient à l'histoire disent au contraire que la thèse du canular n'a été élaborée que dans le but de décourager les hordes de curieux qui, après la sortie du livre (1977) et du film (1979), sont venus en masse à Amityville pour jeter un coup d'œil sur l'attraction locale : la désormais célèbre "maison du diable".

En dépit de la controverse, c'est une histoire effectivement terrible qui est à l'origine des affirmations selon lesquelles la maison d'Océan Avenue serait hantée. N'ayant pas réussi à convaincre les jurés qu'il avait obéi à l'injonction de voix lui intimant l'ordre de tuer, DeFeo est déclaré responsable de ses actes; inculpé d'homicide sous 6 chefs d'accusation, il est condamné à 25 ans de prison pour chacun d'entre eux. Après cet épisode sanglant, la grande maison d'Océan Avenue est mise en vente à un prix dérisoire. George Lutz, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathy. Malgré le passé macabre de la grande demeure, ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs.
Voix de l'au-delà ?

Les Lutz emménagent avec leurs 3 enfants le 18 Décembre 1975. Une de leurs premières actions est de demander à un prêtre de venir bénir la maison. Au cours de la bénédiction, le prêtre dit entendre une voix, forte, semblant venir de nulle part, lui disant simplement : Allez-vous en !

Une fois, la maison se remplit d'une puanteur irrespirable et la porcelaine de la salle de bains est tachée d'un dépôt noir résistant à tous les détergents. Au coeur de l'hiver, la maison sera également infestée de centaines de mouches [Anson].

Maison infernale



Le lion de céramique qui se serait animéUn lion de céramique de plus de 1 m de haut se met à bouger tout seul. On trouve des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces menent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon Anson, une force au-delà de celle d'un être humain. Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la maison de leurs rêves était en fait un endroit cauchemardesque hanté par des démons maléfiques.

Kathy Lutz est la première à être véritablement terrorisée par les entités qui hantent la maison. Des bras invisibles l'enlaçent; des êtres tentent de la posséder. Toute fuite était impossible, écrivait Anson, elle avait l'impression qu'elle allait mourir. Plus tard, des marques rouges très douloureuses apparurent sur sa peau, comme si elle avait été frappée à coup de tisonnier brûlant.

A la même période, George Lutz vit à son tour des événements étranges. Il entend une fanfare défiler dans la maison, avec le bruit des bottes et le son d'instruments à vent. Il ne voit rien mais retrouva les tables, les fauteuils et le canapé poussés contre les murs du salon, comme pour laisser le passage à la cohorte endiablée. Par-dessus le marché, les Lutz affirment avoir eut plusieurs fois la visite d'êtres démoniaques. Ces entités se manifestent sous des formes très variées : immense silhouette encapuchonnée de blanc, démon cornu ou encore cochon diabolique avec deux yeux ardents.
Trop c'est trop

Puis, l'événement le plus extraordinaire, la goutte d'eau qui fit déborder le vase, a lieu une nuit de début Janvier 1976. Cette nuit-là, George n'arrive pas à trouver le sommeil, et après avoir décidé de sortir boire un verre, il se tourna vers sa femme pour la prévenir. A sa grande stupéfaction, elle ne se trouvait plus à ses côtés ; il leva les yeux : elle lévite dans les airs ! Plus horrible encore : lors-qu'il la tira par la manche pour la faire redescendre dans son lit, elle se rida et prend un instant l'apparence d'une vieille femme hideuse.

C'en est trop pour les Lutz. Ils quittent la maison le 14 Janvier 1976. Mais, selon John G. Jones, le Diable, resté lové avec malveillance autour d'elle, la tenant sous sa coupe poursuit la famille dans ses nouvelles demeures. En somme, Amityville, métaphore du démon, est partout.

L'histoire d'Amityville allait être la source d'inspiration de nombreux auteurs de livres d'horreur dans les années 1980s. La plupart se réclament de la pure fiction, mais quelques-uns prétendent raconter la «'vraie» histoire, Toutefois, dans leur grande majorité, les spécialistes du paranormal affirment qu'il n'y a )amais eu d'histoire «vraie». Selon eux. l'affaire des Lutz serait une pure fiction d'un bout à l'autre.
Science-fiction ?

Selon [Kaplan], par exemple, l'histoire est en grande partie imaginaire. Beaucoup d'autres spécialistes du paranormal n'ont pas mieux réussi dans la vérification des éléments de l'histoire.

Questionné, le prêtre qui était censé avoir béni la maison répondit qu'il n'était pas entré à l'intérieur. De plus, aucun ouvrier des environs ne se rappelait avoir réparé les dommages occasionnés au bâtiment par les démons. Et aucune tempête de neige n'avait eu lieu à la date indiquée dans le livre, fait qui rendait improbables les traces de sabots fourchus inscrites dans la neige.
Manipulation

Bien qu'on ne mette pas en doute la sincérité des Lutz, leur première relation des événements était beaucoup moins impressionnante : ils y parlaient de sentiments et de sensations plus que de phénomènes physiques. De plus, on s'aperçut plus tard que l'avocat de Ronald DeFeo, William Weber, avait basé sa défense en appel sur c'est la faute au diable pour faire acquitter son client. Weber reconnut même qu'il avait aidé les Lutz à faire de leur histoire une histoire à sensation, pour prouver que n'importe qui vivant dans la maison d'Amityville pouvait subir l'influence de forces surnaturelles.

Malgré les preuves écrasantes en faveur d'une supercherie, Ed et Lorraine Warren, de la Société pour la recherche psychique de Nouvelle-Angleterre, soutiennent que le récit des Lutz est authentique. Ils ont enquêté dans la maison avec un groupe de chercheurs après que les Lutz l'eurent abandonnée; ils furent remplis d'un sentiment d'horreur absolue en explorant la propriété. Quand Ed Warren descendit à la cave, il dit avoir vu des milliers de points lumineux, ainsi que des formes sombres qui essayèrent de le précipiter à terre. Et quand Lorraine Warren, qui est médium, tenta d'entrer en communication directe avec les êtres hantant la maison, un membre de l'équipe s'évanouit, deux eurent des palpitations et un autre se sentit tellement mal qu'on dut le faire sortir d'urgence de la maison.




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karameltendre
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MessageSujet: L'arbre aux trésors de Henri Gougaud   Mer 1 Aoû 2012 - 1:02

J'aime Particulièrement cet auteur, Henri Gougaud

L'arbre aux trésors, L'arbre à soleil et l'arbre d'amour et de sagesse sont des recueils de contes et légendes du monde entier et voici un texte tiré du premier livre.


N° ISBN : 2.02.031718.4

La parole


Il était une fois un pêcheur nommé Drid. C’était un homme de bonne fréquentation. Il était vigoureux, d’allure franche et son oeil, quand il riait, était aussi vif que le soleil. Or, voici ce qui lui advint.

Un matin, comme il allait le long de la plage, son filet sur l’épaule, la tête dans le vent et les pieds dans le sable mouillé à la lisière des vagues, il rencontra sur son chemin un crâne humain. Ce misérable relief d’homme posé sur les algues sèches excita aussitôt son humeur joyeuse et bavarde. Il s’arrêta devant lui, se pencha et dit : « Crâne, pauvre crâne, qui t’a conduit ici ? » Il rit, n’espérant aucune réponse. Pourtant les mâchoires blanchies s’ouvrirent dans un mauvais grincement et il entendit ce simple mot : « La parole ». Il fit un bond en arrière, resta un moment à l’affût comme un animal épouvanté, puis voyant cette tête de vieux mort aussi immobile et inoffensive qu’un caillou, il pensa avoir été trompé par quelque sournoiserie de la brise, se rapprocha prudemment et répéta, la voix tremblante, sa question : « Crâne, pauvre crâne, qui t’a conduit ici ? – La parole », répondit l’interpellé avec, cette fois, un rien d’impatience douloureuse, et une indiscutable netteté.

Alors Drid se prit à deux poings la gorge, poussa un cri d’effroi, recula, les yeux écarquillés, tourna les talons et s’en fut, les bras au ciel, comme si mille diables étaient à ses trousses. Il courut ainsi jusqu’à son village, le traversa, entra en coup de bourrasque dans la case de son roi. Cet homme de haut vol, majestueusement attablé, était en train de déguster son porcelet matinal. Drid tomba à ses pieds, tout suant et soufflant. « Roi, dit-il, sur la plage, là-bas est un crâne qui parle. – Un crâne qui parle ! s’exclama le roi. Homme es-tu soûl ? » Il partit d’un rire rugissant, tandis que Drid protestait avec humilité : « Soûl, moi ? Je n’ai bu, depuis hier, qu’une calebasse de lait de chèvre, roi vénéré, je te supplie de me croire, et j’ose à nouveau affirmer que j’ai rencontré tout à l’heure, comme j’allais à la pêche quotidienne, un crâne aussi franchement parlant que n’importe quel vivant. – Je n’en crois rien, répondit le roi. Cependant, il se peut que tu dises vrai. Dans ce cas, je ne veux pas risquer de me trouver le dernier à voir et entendre ce bout de mort considérable. Mais je te préviens : si par égarement ou malignité tu t’es laissé aller à me conter une baliverne, homme de rien, tu le paieras de ta tête ! – Je ne crains pas ta colère, roi parfait, car je sais bien que je n’ai pas menti, bafouilla Drid, courant déjà vers la porte. Le roi se pourlécha les doigts, décrocha son sabre, le mit à sa ceinture et s’en fut trottant derrière sa bedaine, avec Drid le pêcheur.

Ils cheminèrent le long de la mer jusqu’à la brassée d’algues où était le crâne. Drid se pencha sur lui, et caressant aimablement son front rocheux : « Crâne, dit-il, voici devant toi le roi de mon village. Daigne, s’il te plaît, lui dire quelques mots de bienvenue. Aucun son ne sortit de la mâchoire d’os. Drid s’agenouilla, le cœur soudain battant. « Crâne, par pitié, parle. Notre roi a l’oreille fine, un murmure lui suffira. Dis-lui, je t’en conjure, qui t’a conduit ici. » Le crâne miraculeux ne parut pas plus entendre qu’un crâne vulgaire, resta aussi sottement posé que le plus médiocre des crânes, aussi muet qu’un crâne imperturbablement installé dans sa définitive condition de crâne, au grand soleil, parmi les algues sèches. Bref, il se tut obstinément. Le roi, fort agacé d’avoir été dérangé pour rien, fit une grimace de dédain, tira son sabre de sa ceinture. « Maudit menteur, dit-il. » Et, sans autre jugement, d’un coup sifflant, il trancha la tête de Drid. Après quoi, il s’en revint, en grommelant, à ses affaires de roi, le long des vagues. Alors, tandis qu’il s’éloignait, le crâne ouvrit enfin ses mâchoires grinçantes et dit à la tête du pêcheur qui, roulant sur le sable, venait de s’accoler à sa joue creuse : « Tête, pauvre tête, qui t’a conduit ici ? » La bouche de Drid s’ouvrit, la langue de Drid sortit entre ses dents et la voix de Drid répondit : « La parole »



. (Conte d’Afrique noire, Henri Gougaud, L’arbre aux trésors, Ed. du Seuil)






Dernière édition par karameltendre le Mer 1 Aoû 2012 - 1:08, édité 2 fois
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MessageSujet: L'arbre à soleils de Henri Gougaud   Mer 1 Aoû 2012 - 1:03


N° ISBN : 2.02.006803.6


Dont voilà un texte :



Kiutu et la mort

Un jour une épouvantable famine s'abattit sur la terre d’Afrique.
Alors, un enfant nommé Kiutu quitta son village et s'en alla par les chemins.
Kiutu était fluet, ses yeux étaient grands comme la fringale qui creusait son ventre.
Il
erra longtemps dans la forêt où les oiseaux ne chantaient plus, où les
singes au regard triste se goinfraient de feuilles sèches, il erra
jusqu'à ce qu'il parvienne devant le corps d'un homme couché sur des
arbres écrasés : c'était un géant endormi.

Dans ses narines grandes comme des cavernes ronflaient des bourrasques.
Sa chevelure se confondait avec sa barbe, longue comme un fleuve.
Kiutu aurai pu s'y noyer dedans.
Il fit le tour de ce colosse, prudemment.
Mais comme il passait devant son œil la paupière se souleva, la bouche s'ouvrit et l'enfant entendit ces mots terribles :
Que veux-tu insecte ?
-Ce que je veux ? Répondit-il, assis par terre, car le fracas de la voix du géant l'avait renversé.
Ce que je veux ? Manger.
J'ai faim.

Le géant se souleva sur le coude, caressa sa barbe où quelques arbres étaient empêtrés et dit :
j'ai besoin d'un domestique. Je te prends à mon service. Tu sera logé et nourri.

_ Je suis d'accord, répondit Kiutu. Mais d'abord j'aimerais savoir qui vous êtes.

_ Je suis la mort, rugit le géant. Maintenant au travail.


C'est ainsi que Kiutu entra au service de la mort. Sa besogne était facile : monsieur Mort était souvent absent.
Kiutu
balayait sa maison, et comme le garde manger était toujours bien garni,
il passait plus de temps à faire bombance qu'à briquer la baraque.

Un
jour, de retour d'un long voyage, monsieur Mort le prit au creux de la
main et l'enfant-domestique aussitôt se retrouva en plein ciel,bien
au-dessus de la cime des arbres, à la hauteur de la bouche gigantesque
qui lui dit :



_ Petit, j'ai envie de prendre femme. Reviens dans ton village, trouve une fille a marier et ramène-la.

Monsieur Mort porta Kiutu jusqu'à l'orée de la forêt.
Son village était dans la savane, au bord du fleuve presque sec.
Kiutu y courut. La famine était toujours aussi terrible.
Il ne vit que que pauvres gens aux figures maigres, aux yeux cernés, aux côtes saillantes.
Devant
la hutte de sa famille il trouva sa sœur, assise dans la poussière,
tellement fatiguée qu'elle n'arriva même pas à lever les bras pour
embrasser son frère.

Kiutu lui dit :

_ Viens, j'ai trouvé pour toi un mari. Tu sera bien nourrie et bien logée.


Sans
attendre sa réponse il la prit par la main et la traîna sur le chemin
de la forêt. Là monsieur Mort les attendait. Il les déposa dans son
oreille et retourna chez lui.



Le lendemain matin Kiutu trouva
le géant endormi devant sa porte. Il entra dans la maison pour dire
bonjour à sa sœur. Il ne vit dans la cuisine qu'un tas d'ossements
humains, jetés pêle-mêle dans un coin : monsieur Mort avait dévoré son
épouse. Kiutu en fut scandalisé. « Comment ? Se dit-il, je donne mon
unique sœur en mariage à ce balourd, et il la mange !»


Il sortit, furibond, alluma un grand feu de broussailles et incendia la longue chevelure de monsieur Mort.
Le
feu embrasa ses sourcils, sa barbe, sa tête et bientôt monsieur Mort,
le visage calciné, ne respira plus. Kiutu grimpa sur son crâne fumant et
salua le soleil en riant. Alors il trébucha contre un petit sac, calé
dans une ride du front brûlé. Il prit ce sac, l'ouvrit.

Il était plein de poudre blanche. « je suis sûr, se dit Kiutu, que voilà une fameuse médecine magique. »
Il
l'emporta dans la maison et de cette poudre blanche il saupoudra les
ossements de sa sœur qui, aussitôt, ressuscita, fraîche comme une fleur
au matin.

Ils s'embrassèrent, et s'en allèrent en courant, en dansant, en criant :

_ Nous avons vaincu la Mort ! Nous avons vaincu la Mort !

Hélas,
Kiutu, en empoignant le sac sur la tête colossale, avait laissé tomber
quelques grains de poudre sur la paupière du géant. L’œil s'ouvrit, seul
vivant dans l'énorme visage charbonneux et des hommes moururent sur la
terre.

Depuis, il en est ainsi : chaque fois que l’œil de la Mort
s'ouvre, il mange de sa lumière et des hommes s'éteignent, et des vies
s'en vont, et des voix se taisent, et les histoires finissent.









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MessageSujet: L'arbre d'amour et de sagesse.   Mer 1 Aoû 2012 - 1:06

L'arbre d'amour et de sagesse.

N° ISBN : 2.02.031719.2

Dont voilà un texte :


L'homme qui courait après sa chance

II était une fois un homme malheureux. Il aurait bien aimé avoir dans sa maison une femme avenante et fidèle. Beaucoup étaient passées devant sa porte, mais aucune ne s'était arrêtée. Par contre, les corbeaux étaient tous pour son champ, les loups pour son troupeau et les renards pour son poulailler. S'il jouait, il perdait. S'il allait au bal, il pleuvait. Et si tombait une tuile du toit, c'était juste au moment où il était dessous. Bref, il n'avait pas de chance. Un jour, fatigué de souffrir des injustices du sort, il s'en fut demander conseil à un ermite qui vivait dans un bois derrière son village. En chemin, un vol de canards laissa tomber sur lui, du haut du ciel, des fientes, mais il n'y prit pas garde, il avait l'habitude. Quand il parvint enfin, tout crotté, tout puant, à la clairière où était sa cabane, le saint homme lui dit :

— Il n'y a d'espoir qu'en Dieu. Si tu n'as pas de chance, lui seul peut t'en donner. Va le voir de ma part, je suis sûr qu'il t'accordera ce qui te manque.

L'autre lui répondit :

— J'y vais. Salut l'ermite !

Il mit donc son chapeau sur la tête, son sac à l'épaule, la route sous ses pas, et s'en alla chercher sa chance auprès de Dieu, qui vivait en ce temps-là dans une grotte blanche, en haut d'une montagne au -dessus des nuages.

Or en chemin, comme il traversait une vaste forêt, un tigre lui apparut au détour du sentier. Il fut tant effrayé qu'il tomba à genoux en claquant des dents et tremblant des mains.

— Épargne-moi, bête terrible, lui dit-il. Je suis un malchanceux, un homme qu'il vaut mieux ne pas trop fréquenter. En vérité, je ne suis pas comestible. Si tu me dévorais, probablement qu'un os de ma carcasse te trouerait le gosier.

— Bah, ne crains rien, lui répondit le tigre. Je n'ai pas d'appétit. Où vas-tu donc, bonhomme ?

— Je vais voir Dieu, là-haut, sur sa montagne.

— Porte-lui mon bonjour, dit le tigre en bâillant. Et demande-lui pourquoi je n'ai pas faim. Car si je continue à avoir goût de rien, je serai mort avant qu'il soit longtemps. Le voyageur promit, bavarda un moment des affaires du monde avec la grosse bête et reprit son chemin. Au soir de ce jour, parvenu dans une plaine verte, il alluma son feu sous un chêne maigre. Or, comme il s’endormait, il entendit bruisser le feuillage au-dessus de sa tête. Il cria :

— Qui est là ? Une voix répondit :

— C'est moi, l'arbre. J'ai peine à respirer. Regarde mes frères sur cette plaine. Ils sont hauts, puissants, magnifiques. Moi seul suis tout chétif. Je ne sais pas pourquoi.

— Je vais visiter Dieu. Je lui demanderai un remède pour toi.

— Merci, voyageur, répondit l'arbre infirme.

L'homme au matin se remit en chemin. Vers midi il arriva vue de la montagne. Au soir, à l'écart du sentier qui grimpait vers la cime, il vit une maison parmi les rochers, elle était presque en ruine. Son toit était crevé, ses volets grinçaient au vent du crépuscule. Il s'approcha du seuil, et par la porte entrouverte il regarda dedans. Près de la cheminée une femme était assise, la tête basse. Elle pleurait. L’homme lui demanda un abri pour la nuit, puis il lui

dit : Pourquoi êtes-vous si chagrine ?

La femme renifla, s'essuya les yeux.

— Dieu seul le sait, répondit-elle.

— Si Dieu le sait, lui dit l'homme, n'ayez crainte je l'interrogerai. Dormez bien, belle femme.

Elle haussa les épaules. Depuis un an la peine qu'elle avait la tenait éveillée tout au long de ses nuits.

Le lendemain, le voyageur parvint à la grotte de Dieu. Elle était ronde et déserte. Au milieu du plafond était un trou où tombait la lumière du ciel. L'homme s'en vint dessous. Alors il entendit :

— Mon fils, que me veux-tu ?

— Seigneur, je veux ma chance.

— Pose-moi trois questions, mon fils, et tu l'auras. Elle t'attend déjà au pays d'où tu viens.

— Merci, Seigneur. Au pied du mont est une femme triste. Elle pleure.

Pourquoi ?

— Elle est belle, elle est jeune, il lui faut un époux.

— Seigneur, sur mon chemin j'ai rencontré un arbre bien malade. De quoi souffre-t-il donc ?

— Un coffre d'or empêche ses racines d'aller chercher profond le terreau qu'il lui faut pour vivre.

— Seigneur, dans la forêt est un tigre bizarre. Il n'a plus d'appétit.

— Qu'il dévore l'homme le plus sot du monde, et la santé lui reviendra.

— Seigneur, bien le bonjour !

L'homme redescendit, content, vers la vallée. Il vit la femme en larmes devant sa porte. Il lui fit un grand signe.

— Belle femme, dit-il, il te faut un mari ! Elle lui répondit :

— Entre donc, voyageur. Ta figure me plaît. Soyons heureux ensemble

— Hé, je n'ai pas le temps, j'ai rendez-vous avec ma chance, elle m'attend, elle m'attend ! Il la salua d'un grand coup de chapeau tournoyant dans le ciel et s'en alla en riant et gambadant. Il arriva bientôt en vue l'arbre maigre sur la plaine. Il lui cria, de loin :

— Un coffre rempli d'or fait souffrir tes racines. C'est Dieu lui me l'a dit ! L’arbre lui répondit :

— Homme, déterre-le. Tu seras riche et moi je serai délivré !

— Hé, je n'ai pas le temps, j'ai rendez-vous avec ma Chance, elle m'attend, elle m'attend !

Il assura son sac à son épaule, entra dans la forêt avant la nuit tombée. Le tigre l'attendait au milieu du chemin.

— Bonne bête, voici : Tu dois manger un homme. Pas n’importe lequel, le plus sot qui soit au monde. Le tigre demanda :

— Comment le reconnaître ?

— Je l'ignore, dit l'autre. Je ne peux faire mieux que de te Répéter les paroles de Dieu, comme je l'ai fait pour la femme et pour l'arbre.

— La femme ?

— Oui, la femme. Elle pleurait sans cesse. Elle était jeune fort belle. Il lui fallait un homme. Elle voulait de moi. Je n'avais pas le temps.

— Et l'arbre? dit le tigre.

— Un trésor l'empêchait de vivre. Il voulait que je l'en délivre. Mais je t'ai déjà dit : je n'avais pas le temps. Je ne l'ai toujours pas. Adieu, je suis pressé.

— Où vas-tu donc ?

— Je retourne chez moi. J'ai rendez-vous avec ma chance. Elle m'attend, elle m'attend !

— Un instant, dit le tigre. Qu'est-ce qu'un voyageur qui court après sa chance et laisse au bord de son chemin une femme avenante et un trésor enfoui ?

— Facile, bonne bête, répondit l'autre étourdiment. C'est un sot. A bien y réfléchir, je ne vois pas comment on pourrait être un sot plus sot que ce sot-là.

Ce fut son dernier mot. Le tigre enfin dîna de fort bon appétit et rendit grâce à Dieu pour ses faveurs gratuites.




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